Presse




Parmi les meilleures Masters 2 Professionnels de l’enseignement supérieur en Banque et Finance de Marché, le Master Techniques Financières et Bancaires est régulièrement mentionné dans la presse et figure dans de nombreux classements nationaux.
Les résultats révèlent les atouts du Master, notamment la qualité de sa formation et de ses diplômés, et les perspectives professionnelles.

Vous Trouverez ci-dessous les derniers articles citant notre formation.



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14 Avril 2014 - Le Master TFB dans la presse
Challenges n°384


Régulièrement cité dans la presse, le Master 2 Techniques Financières et Bancaires est mentionné à plusieurs reprises dans le dernier numéro du magazine économique Challenges et notamment dans l'encadré intitulé : "15 Master en vue" page 46.

Figurant au sein d’une liste de 15 Masters universitaires, le M2 Techniques Financières et Bancaires d’Assas y est, de nouveau, décrit comme une formation universitaire sélective et prisée par les recruteurs.

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Les profs de finance revoient leur copie
Paul Badaro Elodie Grangié
1 October 2010
L'Expansion
EXPNSN 80-82 756
Copyright 2010 Groupe Express-Roularta, All Rights Reserved.

Accusés d'avoir formé des irresponsables, les cursus de maths financières se tournent vers la macroéconomie, la gestion des risques et même la déontologie.

Des traders virés par dizaines, sortant des tours de Wall Street ou de la City, carton sous le bras : cette image de l'automne 2008, même jaunie par deux années d'une crise interminable, reste le symbole le plus fort des illusions perdues des virtuoses de la finance. Certes, les stars en herbe des salles de marché peuvent rester relativement confiantes dans leur avenir. "Après avoir été gelées pendant deux ans, les embauches de traders dans les banques d'affaires anglo-saxonnes ont repris lentement en 2009", analyse Sylviane Gastaldo, directrice de l'Ecole nationale de la statistique et de l'administration économique (Ensae ParisTech).

Mais le marché de l'emploi reste tendu, et les banques ne s'arrachent plus les petits prodiges de la martingale. Huyên Pham, codirecteur du master Modélisation aléatoire de Paris VII, admet que la promotion 2008-2009 a subi le contrecoup de la crise : "Les stages se prolongent, alors qu'avant 9 étudiants sur 10 étaient recrutés avant même d'avoir leur diplôme. L'âge d'or des forts en maths, c'est fini !" Etienne Bossu, étudiant en MSc Financial Markets à l'Ecole des hautes études commerciales (Edhec) du Nord, confirme : "Il faut se battre pour être pris dans un de ces stages intensifs proposés par les grandes banques, et qui sont presque l'unique moyen d'être embauché à un poste clef avant l'obtention de son diplôme."

Du coup, le précieux sésame fait moins recette. Même les formations les plus prestigieuses ont dû revoir leurs effectifs à la baisse. Paris VI, avec le fameux master de modélisation financière de Nicole el-Karoui, a vu le nombre de ses étudiants chuter de 100 à 60 en deux ans. Son concurrent de Paris VII ne se porte pas mieux : les demandes sont passées de 800 à 500, et seulement 65 étudiants ont été sélectionnés en 2010, contre 100 en 2007. La voie longue des thèses devient à la mode ! "Je reçois même des candidatures d'anciens diplômés du master et de jeunes spécialistes de la modélisation en banque", note Huyên Pham. Une tendance qui n'inquiète pas Sylviane Gastaldo : "S'ils font trois années supplémentaires, ils ne peuvent que mieux s'en porter !"

Les règles comptables enfin enseignées

Cas extrême : le master de Dauphine a dû fermer ses portes pendant un an, faute de débouchés. Mais aussi parce qu'un sérieux toilettage des programmes était nécessaire. Il rouvre cette année, largement revu et corrigé. La finance d'entreprise, par exemple, autrefois ignorée, fait son apparition, tout comme dans les programmes des masters de Nicole el-Karoui et de Laure Elie (Paris VII). L'assurance également. "Avec la nouvelle réglementation dite Solvabilité II, censée mettre mieux en accord les fonds propres des banques et leurs risques, le secteur a besoin de gens formés pour développer des modèles de gestion similaires à ceux des banques", analyse Jérôme Glachant, responsable du master de finance à l'université d'Evry, qui a ouvert un cours dédié à la gestion des risques dans l'assurance. Autre évolution notée par les responsables de master : l'appétit des étudiants pour les cours dédiés aux risques. "Les métiers de gestion des risques sont très demandés. Les recruteurs ont besoin de financiers de haut niveau, capables à la fois de mettre les mains dans le cambouis des modèles et d'appliquer les nouvelles règles comptables ou réglementaires", souligne Jean-David Fermanian, le responsable de la filière gestion des risques qui a été ouverte l'année dernière à l'Ensae. Une voie suivie cette année par les universités Paris I et Paris X.

Au-delà de l'assurance, le temps où les meilleurs financiers de la planète n'avaient jamais entendu parler pendant leurs études de réglementations, de Bâle II ou des normes IFRS est bien révolu. Les grands masters de mathématiques financières tentent de rattraper leur retard. Paris VI et Paris VII ont toutes deux intégré un cours sur la réglementation. "C'est que, avant de créer de nouvelles règles, il faudrait déjà que tous les étudiants connaissent celles qui sont en vigueur", ironise Christian de Boissieu, directeur du master Banques et marchés à Paris I.

Mais si les cours et les débouchés se diversifient, la finance de marché reste le coeur des programmes, et elle aussi s'adapte aux nouvelles tendances. Ainsi, le master de Paris VI a créé un module de trading haute fréquence. "30 % de nos étudiants se dirigent vers cette spécialité, contre seulement 2 % il y a cinq ans", analyse Gilles Pagès, codirecteur de ce master. Dans le même temps, une partie du cours sur les produits structurés et sur les dérivés de crédit est devenue optionnelle. A l'université d'Evry, deux cours portant sur les couvertures de défaillance et sur les dérivés de crédit ont même été supprimés. "Les produits structurés les plus complexes ont presque disparu. On recherche moins la virtuosité technique que la réponse adéquate aux besoins des clients", constate le président du mastère Finance internationale d'HEC.

"Nous adaptons en permanence notre formation à la demande, et la crise a été propice à de nombreux changements", résume Christian de Boissieu, qui vient de créer un cours de finance "carbone", et qui commence à organiser des séminaires sur la finance islamique et sur la microfinance. A l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), on constate que les étudiants mettent de plus en plus souvent le cap à l'est. "S'ils sont toujours nombreux à s'expatrier à Londres (40 %), de plus en plus partent travailler à Hongkong ou à Singapour dans la gestion de fortune", souligne Michel Baroni, directeur académique des masters spécialisés Techniques financières et Finance et asset management de l'école.

Les matheux purs n'ont plus la cote

"Les besoins des métiers de la finance évoluent, mais les outils et les techniques restent les mêmes", relativise Gérard Bekerman, directeur du magistère Banque finance et du master 2 Techniques financières et bancaires de Paris II-Panthéon-Assas. "Il n'y aura jamais de finance sans mathématiques. Ce sont les comportements individuels qui sont en cause, pas le système." Un sentiment partagé par Nathalie Janson, professeure associée à Rouen Business School : "Accuser les modèles d'être responsables de la crise, c'est comme incriminer la voiture après un accident." La majorité des responsables s'efforce aujourd'hui de relier davantage le contenu de leurs programmes à la réalité économique, mais sans remettre en cause l'utilité des modèles mathématiques. "On préfère insister sur l'interdépendance entre la sphère réelle et la sphère financière, ainsi que sur l'importance des phénomènes de contagion", poursuit Nathalie Janson, qui vient d'obtenir la création d'un cours de macroéconomie en première année.

Des cours d'éthique et de psychologie

A l'Edhec non plus, le modèle n'est plus le seul juge de paix : "On ne peut pas envoyer dans les salles de marché des matheux purs qui ignorent les fondements de la valorisation des actifs", renchérit Daniel Haguet, responsable de la filière Financial Economics de l'école. Un enseignant de Dauphine spé-cialisé dans les produits structurés et dans les options exotiques reconnaît : "Je décortique plus les produits pour déceler les risques et les points de litige avec la législation."

Dernière dimension, enfin : la psychologie. De nouveaux cours fleurissent pour ramener à la réalité les virtuoses des équations abstraites, accusés de mimétisme et d'irrationalité pendant la crise. "Avec nos cours avancés de statistiques et de gestion des risques, on cherche à apprendre à nos élèves à bien réagir en cas de krach, comme un pilote d'avion le fait sur un simulateur de vol", raconte Huyên Pham. Dans le même ordre d'idée, l'éthique a fait son apparition dans les plus grands masters de finance de marché. Lyon II organise des conférences sur cette thématique, quand l'Essec et Dauphine proposent des cours dédiés à l'éthique et à la déontologie des marchés.

Bonne nouvelle : ces bouleversements, d'une ampleur et d'une rapidité sans précédent pour une filière d'enseignement supérieur, devraient permettre de combler le fossé entre les deux courants qui s'affrontent depuis toujours. D'un côté, ceux qui axent leur formation sur l'économie. Daniel Haguet résume cette philosophie en une phrase : "Il ne faut pas des mathématiciens qui font de la finance, mais des financiers forts en maths !" En face, les cursus à dominante mathématique, comme à Paris VI ou à Paris VII, dans lesquels on considère, même après la crise, que les "étudiants apprendront la macroéconomie sur le tas". Encore faut-il qu'une fois installés dans les salles de marché nos jeunes virtuoses n'oublient pas tout ce qu'ils ont appris pour succomber au culte du veau d'or...

"Il ne faut pas des mathématiciens qui font de la finance, mais des financiers forts en maths !" Daniel Haguet, dirigeant de la filière Financial Economics à l'Edhec

"Accuser les modèles d'être responsables de la crise, c'est comme incriminer la voiture après un accident." Nathalie Janson, professeure à la Rouen Business School

Un code moral pour les futurs traders

Depuis la rentrée 2009, les étudiants en finance des grandes universités américaines et britanniques doivent signer ce manifeste, rédigé par Emanuel Derman, professeur à Columbia, et Paul Wilmott, professeur à Oxford. Certaines universités françaises, telles Paris I, l'ont aussi adopté. Extraits choisis.

"La vérité est qu'il n'y a pas de lois fondamentales en finance. [...] Les marchés sont vivants ; un modèle, si beau soit-il, est artificiel. L'oublier revient à préparer un désastre à venir.

"Je me rappellerai que je n'ai pas créé le monde, et qu'il ne satisfait pas mes équations.

"Je ne me laisserai pas impressionner à l'excès par les mathématiques.

"Je ne sacrifierai jamais la réalité pour l'élégance.

"Je ne tromperai pas ceux qui utilisent mes modèles sur leurs hypothèses.

"Je comprends que mon travail puisse avoir sur la société et sur l'économie des effets majeurs dont je ne peux que partiellement mesurer la portée."

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Document EXPNSN0020100929e6a100026






Hommes & Carrières
Témoignage Michel da Silva, candidat au master 2 professionnel techniques financières et bancaires de l'université Paris II Panthéon-Assas; « J'ai toujours eu pour ambition de travailler dans la finance »
Yves Rivoal
20 May 2010
L'AGEFI Hebdo
AGEHEB 50
Copyright 2010 Agefi. All rights reserved.

« Après mes deux premières années de fac à l’Université d’économie de Bordeaux, j’ai été accepté en licence d’économie-gestion, mention monnaie-finance-banque à l’Université Paris II Panthéon-Assas. Actuellement en master 1, je viens de déposer ma candidature au master 2 professionnel techniques financières et bancaires. Dans mon dossier, j’ai essayé de mettre en avant ma motivation, ma rigueur dans le travail, mon esprit de synthèse, ma bonne humeur... Si je suis convoqué à l’entretien, je parlerai de mes résultats et de mes ambitions, mais aussi des stages que j’ai effectués et de mon engagement au sein du bureau associatif de mon université. Depuis la fin du collège, j’ai toujours voulu travailler dans la finance. J’aime les métiers ancrés dans la réalité, qui bougent, où l’on doit assimiler beaucoup d’informations pour en retirer très rapidement l’essentiel et agir. Au départ, je voulais devenir trader.

Aujourd’hui, j’aimerais m’orienter vers la finance de marché, mais le financement de projets, les augmentations de capital ou les introductions en Bourse m’intéressent aussi. »

Document AGEHEB0020100519e65k00002







Hommes & Carrières
Bonne moisson pour les masters en finance
Yves Rivoal
20 May 2010
L'AGEFI Hebdo
AGEHEB 50
Copyright 2010 Agefi. All rights reserved.

Secoués durant la crise, les programmes des écoles de commerce et des universités attirent de nouveau les candidats.

Retour au calme après la tempête. Un an après l’annonce de sa fermeture, le célèbre master 203 de l’Université Paris-Dauphine reprendra du service à la rentrée 2010 dans une nouvelle version qui incitera les diplômés à postuler vers d’autres horizons que les métiers du trading. Tout un symbole.
Après une période mouvementée pour les promotions 2008 et 2009, avec des étudiants inquiets de l’impact de la crise sur l’emploi dans les banques, les masters en finance font de nouveau le plein de candidats. Ainsi, ils devraient être 200 cette année à postuler pour les 45 places du mastère spécialisé finance internationale d’HEC*, contre 185 en 2009.
Du côté de Skema Business School, les inscriptions au mastère spécialisé en finance de marché, innovations et technologies ont aussi repris. Pour doper ce cursus, l’établissement propose aux 25 Français qui le démarreront en janvier 2011 de partir sur son nouveau campus américain : de quoi enrayer la baisse de 20 % enregistrée l’an passé, lorsque la promotion était à Sofia-Antipolis.
Pour le master 2 professionnel techniques financières et bancaires de l’université Paris II Panthéon-Assas, le constat est plus surprenant. « Paradoxalement, la crise a eu chez nous un impact positif puisque nous avons eu l’année dernière un afflux un peu plus substantiel de candidats », note Gérard Bekerman, le directeur de la formation qui s’apprête à recevoir 600 dossiers pour 30 places. Les candidats qui viennent de remettre leurs dossiers (entre avril et fin mai) pour la session de septembre 2010 n’ont pas des parcours différents de ceux d’avant-crise.
A HEC, les scientifiques (ingénieurs, masters en mathématiques, docteurs en physique…) se taillent la part du lion puisqu’ils représentent toujours 90 % des promotions. A l’Essec, 70 % des postulants ont aussi ce profil. « Après le bac, je ne savais pas trop dans quelle direction je voulais aller, raconte Nicolas Renaud. Je suis donc entré en école d’ingénieur plus par sécurité que par vocation. Ce sont les stages en entreprise qui m’ont incité à me tourner vers la finance. N’ayant absolument aucune compétence dans ce domaine, je me suis orienté vers l’Essec pour y acquérir de solides connaissances en techniques financières et bénéficier du réseau d’experts et d’anciens diplômés de l’école. » Son diplôme d’ingénieur à l’Institut national des sciences appliquées (Insa) de Lyon obtenu en 2009, ce jeune homme de 24 ans a ainsi été retenu pour suivre le mastère spécialisé techniques financières. « Parmi les 30 % de candidats non scientifiques, nous en avons quelques-uns qui ont fait des études de gestion dans les écoles de commerce et les universités. Nous avons également quelques économistes et plus rarement des juristes », note Michel Baroni, responsable des mastères spécialisés en techniques financières ainsi qu’en finance et asset management de l’Essec.

Une ouverture à des profils atypiques.
Pour Victor Boyer, 23 ans, le métier de trader a toujours été une vocation. Après son bac, il intègre une prépa HEC puis le programme grande école de Skema Business School. Pas forcément la voie royale dans la mesure où il faut plutôt être issu de Polytechnique ou de Centrale pour travailler en salle de marchés. Alors, pour combler son handicap, il muscle son CV. « En première année, j’ai fait un stage chez un broker en front-office. En deuxième année, je suis parti huit mois chez Société Générale à Tokyo où j’étais assistant trader en middle-office. Je suis ensuite allé en Belgique pour y effectuer mon année de césure chez ING à Bruxelles, toujours en tant qu’assistant trader. A la fin de ce stage, j’ai réussi à entrer directement dans le mastère spécialisé finance de marchés, innovations et technologies.»
Pour enrichir leurs promotions, les responsables de formation donnent leur chance à des candidats qui sortent du moule. « Dans les 10 % de non-ingénieurs que nous recrutons, nous avons des profils un peu plus atypiques, confirme Jacques Olivier, directeur du mastère spécialisé finance internationale d’HEC. Par exemple, l’année dernière, nous avions un étudiant d’HEC Montréal qui présentait des résultats exceptionnels. Nous avons parié sur le fait qu’il serait capable de rattraper par lui-même le retard accumulé en connaissances quantitatives. »
Tarek Amyuni, responsable du mastère spécialisé finance de marché de Skema Business School, se réserve, lui, chaque année, un ou deux « jokers » avec des étudiants qu’il sélectionne en fonction de leur personnalité. « Il y a deux ans, se souvient-il, j’ai retenu la candidature d’un semi-professionnel de rugby de 28 ans qui était diplômé de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs des Techniques des Industries Agricoles et Alimentaires de Nantes (Enitiaa). Son attitude m’avait plu lors de l’entretien et je ne me suis pas trompé car aujourd’hui, il travaille à Londres en tant que broker option Forex. »
Parmi ces candidats atypiques, on retrouve des profils plus expérimentés qui sont appréciés pour leur capacité à faire progresser la maturité d’une promotion. A l’Essec, un quart des étudiants possèdent deux ou trois ans d’expérience professionnelle. Boris, 30 ans, entre dans cette catégorie. Actuellement service manager dans un grand groupe informatique, cet ingénieur qui s’apprête à postuler dans les mastères spécialisés d’HEC, de l’Essec et de l’ESCP Europe entend capitaliser sur son expérience en informatique et dans les télécoms. « Je n’ai pas envie de travailler dans le trading ou la structuration de produits financiers. Je pencherais plutôt pour un poste de chargé d’affaires en capital-investissement. Je sais que les recruteurs sont friands de profils comme le mien. Le fait de posséder une bonne connaissance sectorielle et un solide bagage financier est un atout pour évaluer efficacement les projets d’investissement. »Malgré cette ouverture, il y a peu d’élus. Le processus de sélection pour accéder à ces cursus est drastique. Pour commencer, le dossier de candidature doit généralement comprendre un CV, une lettre de motivation, des recommandations, une description des stages suivis, le détail des notes obtenues... Les candidats doivent également communiquer leurs scores aux tests d’aptitude à la gestion comme le GMAT ou le Tage Mage, ainsi qu’au Toefl ou au Toeic qui permettent d’évaluer leur niveau en anglais. Le dossier fait toujours office de premier juge de paix. A l’Essec, seulement un candidat sur deux passe l’oral. A Skema Business School, l’écrémage est encore plus impitoyable puisque sur les 300 candidats au mastère en finance de marché, 80 seulement sont convoqués physiquement. « A ce stade, on va surtout chercher à comprendre le projet du candidat et à s’assurer que notre formation correspond bien à ce qu’il veut faire », explique Michel Baroni de l’Essec. L’oral constitue la clé de voûte du recrutement. « C’est là que se prend la décision, et plus rarement sur le dossier, confie Tarek Amyuni. Vous pouvez avoir un excellent dossier, mais il se peut qu’à l’entretien, la personnalité du candidat passe mal. » A Assas, une fois sur deux, l’échange se déroule en anglais, « surtout lorsque le candidat nous précise dans son CV qu’il maîtrise parfaitement la langue de Shakespeare », s’amuse Gérard Bekerman.Conscience des risquesAu final, la décision s’opère sur un savoureux cocktail qui mélange parcours, motivation, personnalité... « Nous recherchons des personnes équilibrées et matures. Nos diplômés seront amenés à manier beaucoup d’argent. Ils doivent donc avoir conscience des risques », rappelle Michel Baroni. Des risques que les étudiants commencent à toucher du doigt avec le coût de leur formation. Avec un ticket d’entrée aux alentours de 19.000 euros à HEC et à l’Essec, mieux vaut en effet être au clair sur ses motivations, même si à l’arrivée, l’investissement se révèle presque toujours payant. « Pour les recruteurs, les masters en finance sont des diplômes qui comptent, surtout lorsqu’ils émanent d’une école prestigieuse, confirme Charles Lai, associé du cabinet de recrutement Leaders Trust International. Ce n’est donc pas un hasard si, dans le secteur de la banque et de la finance, on voit passer dans nos cabinets de plus en plus de candidats qui ont ces diplômes et quatre ou cinq ans d’expérience. Les masters en finance constituent aujourd’hui un précieux sésame pour travailler dans la banque de financement et d’investissement », conclut Charles Lai. Ce qui devrait continuer à soutenir l’afflux de candidats à ces programmes chaque année.

Document AGEHEB0020100519e65k00001

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